Déconstruction III : Anarchie relationnelle

Publié le par Kallisti

Déconstruction III : Anarchie relationnelle

J’ai vraiment peur de foirer ce bref article. En fait, le sujet est très important pour moi et j’y réfléchis depuis plusieurs années. Toutes ces idées se sont maintes fois bousculées dans ma tête, aussi il m’est difficile d’y remettre l’ordre qui en fera transparaître sa simplicité. Bon, je respire un bon coup, et je t’explique.

Entre toi et moi, il n’y a que toi et moi. Ce que nous vivons ensemble, ça s’appelle une relation. Notre relation est unique, elle est très différente de ta relation avec n’importe qui d’autre. Notre relation est influencée par ce que nous avons vécu ensemble, par les échanges que nous avons eu, par la manière dont nous nous percevons l’un l’autre. Au sein de celle-ci nous partageons des choses. Dans ton cas, tu lis mon blog, c’est une relation assez peu intéressante pour moi parce qu’elle est unilatérale ; mais le fait est là : derrière ces mots il y a moi, quelqu’un, et derrière ton écran il y a toi qui est une personne également. Mais si nous nous connaissions en vrai, il y aurait de nombreuses possibilités de pratiques qui s’inscriraient dans notre relation : des conversations, des débats, des confidences, des collaborations, des beuveries, des moments clopes, des sourires, des bises, des hugs, des baisers, bref, tant de ces choses. Ce serait des pratiques que nous partagerions entre nous deux seuls.

Dès lors, pourquoi une tierce personne devrait être prise en compte dans ce qu’on se permet au sein de notre relation ? Notre société veut qu’on réserve certaines de ces pratiques à une seule personne dans une relation qui est dite « de couple ». C’est étrange pourtant. Parce que je couche avec Untel, je n’ai pas le droit d’embrasser Unautretel alors que, si ça se trouve, Untel ne connait pas Unautretel. Je ne comprends pas le droit qu’Untel s’arroge sur ma relation avec Unautretel, parce que ma relation entre lui et moi ne le concerne pas…

C’est ce droit d’un autre sur mes relations que refuse l’anarchie relationnelle, ou relation libre. Je suis la seule à décider de ce que je veux laisser entrer dans une relation qui se crée entre une personne et moi-même. Je me base sur mes propres critères et non sur ceux que la coutume sociétale cherche à m’imposer.

Entre toi et moi, il n’y a que toi et moi. On avance au feeling, on partage ce qu’on veut bien partager, et tes paires, tes parents, tes amis, ton homme ou ta femme, et mes paires, mes parents, mes amis et mes petits amis, n’ont rien à y dire.

Tu te marres à voir mon petit sourire gêné. La question est, est-ce que tu comprends ce que je t’explique comme étant l’anarchie relationnelle ? Tu en penses quoi ?

..K..

Pour un autre témoignage : https://infokiosques.net/spip.php?article158

Pour un point de vue un peu différent : http://polyamour.info/

Publié dans Anarchies

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topskret 12/03/2015 21:31

Je comprends: suivre ses desirs... content de t avoir vu sur ... ailleurs